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Exposition Solipsisme, Jerk 45

10 avril 2010

> relations presse, partenariats médias, conseil en communication

Exposition de Jerk 45 // Solipsisme – Seul avec soi-même

Espace Commines / 17 rue des Commines – 75003 – M° Filles du Calvaire

Attention, l’exposition a lieu uniquement vendredi 16 (18h – 23h) et samedi 17 avril (10h-20h).

“Seul avec soi-même”. Pour un artiste qui évolue en meute dans le monde de l’art, on frôlerait presque le paradoxe. Sillonnant la rue et les galeries en collectif depuis plus de vingt ans, Jerk 45 n’en a pas moins négligé son coup de pinceau, aiguisant son style retranché derrière ses toiles. Plus de quarante œuvres sont aujourd’hui exposées ; l’occasion de revenir sur les trois dernières années de travail, mûries entre Beaubourg, Montreuil et le 18ème arrondissement.

À travers un univers fantasmagorique, coloré et foisonnant, Jerk nous conduit dans les tréfonds de son imaginaire, réussit à y conjuguer – par des outils et un style classiques – tout l’esprit caustique de ses années punk, son enthousiasme ému pour les seventies et les fêlures de l’enfance. Dans cette jungle intérieure, ses chimères – personnages mi-animaux, mi-robots qui arpentent chacune de ses œuvres – jouent les courroies de transmission de ses angoisses et obsessions, accentuant ici la haine de l’extrêmisme (« Über Alles ») ou là, la dérision d’une foi aveugle.

L’œil rivé vers le passé, il s’emploie à restituer une imagerie rétro, par des collages de magazines d’époque ou de débris d’affiches récupérés dans le métro parisien. Pas de réchauffé ici, mais un bricolage minutieux sur des compositions existantes, porté par un travail d’archives digne d’un historien balayant le siècle passé. Plus qu’un simple peintre, il façonne avec l’ancien, pour mieux évoquer le présent. À s’y pencher de plus près, Jerk n’est pas loin du militant du développement durable, recyclant sur ses toiles ses clichés chinés en brocante. Il en ressort un impressionnant bric-à-brac artistique, une œuvre hybride à la cohérence outrageuse.

Bio Jerk 45

Après avoir suivi une formation en arts graphiques, Jerk 45 fonde le collectif 9e Concept avec Stéphane Carricondo et Ned.

L’artiste choisit son environnement quotidien comme point de départ de son œuvre. Un simple taille-crayon va se transformer en personnage fantasmagorique croisant dans son champ d’action un étrange voisin du trombone. Comme certains font des mots un poème, Jerk 45 fait de l’univers quotidien une scène tout à la fois poétique, foisonnante et fantastique.

Que ce soit à ses débuts ou dans sa peinture actuelle, l’anecdote est présente, par le sujet lui-même – qui pourrait venir d’un dessin animé – et également par le procédé. L’univers bien réel est toujours présent chez Jerk 45. Celui qui n’est pas détourné, ni modifié, est inclus dans la peinture par un collage, le plus souvent en noir et blanc. Cette référence au réel est tirée de journaux des années 60 / 70, réel un peu dépassé, qui convient à l’artiste par son côté brut, non modifié, non colorisé.

A ses débuts, Jerk 45 s’organisait dans l’espace en juxtaposant les éléments et en encerclant d’un gros trait noir le sujet. La couleur était franche et vive. Progressivement, il délaisse le cloisonnement pour faire confiance à son organisation spatiale. Les personnages se fondent les uns aux autres par un jeu de couleurs et de formes qui se croisent, s’entremêlent et se mélangent.

Texte : Sarah Matterra

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